SOCIÉTÉ DES COMPAGNONS BOULANGERS, PÂTISSIERS RESTÉS FIDÈLES AU DEVOIR

Compagnonnage Boulanger Pâtissier.

Présentation.

Le compagnonnage des Boulangers et des Pâtissiers perpétue les traditions, les coutumes et les devoirs répétés, interprétés, modifiés et transmis depuis plus de deux siècles.

Soucieux de leur indépendance, les compagnons boulangers et les compagnons pâtissiers se sont toujours tenus en dehors de toute institution politique ou religieuse.

Notre société regroupe les associations de région qui ont pour objet de transmettre les valeurs et idéaux reçus de leurs prédécesseurs.

Notre société débute un seize mai deux mille onze, célébration de saint Honoré et en cette année de bicentenaire de notre existence.

Il réunit dans le même idéal des compagnons Boulangers et des compagnons Pâtissiers du Devoir, soucieux de la pérennité de l'histoire du Compagnonnage des Boulangers et des Pâtissiers du Devoir.

Notre société permet également de collecter, d’archiver et de partager documents et  témoignages  sous divers  formes : manuscrite, photographique, verbale, afin d'assurer pour nos contemporains et les générations futures, la conservation et l'accès à la culture de notre compagnonnage constitué décénnies après décénnies, siècle après siècle.

Notre Blason.

Constitué du blason traditionnel des compagnons boulangers utilisé depuis deux siècles, pelle à enfourner, rouable, balance et épis de blés, a été ajouté dans un esprit de modernité une ruche afin de représenter le métier de pâtissier;

Le miel, l'une des premières matières sucrantes de l'histoire de la pâtisserie-confiserie.

Modernité mais aussi tradition, la ruche étant un symbole utilisé par les compagnonnages de la fin du 19 eme siecle.

Symbole du travail collectif, de l'harmonie et de la mutualité.
De la ruche dépend le destin de l'abeille, de l'abeille dépend le destin de la ruche.

Ce symbole ajouté trace la ligne de conduite des Compagnons Boulangers et Pâtissiers Restés Fidèles au Devoir :

« Le travail de tous pour l'élévation de chacun et le travail de chacun pour l'élévation de tous ».

Du Premier Empire a nos jours.

Selon l'une des nombreuses  légendes, les deux premiers compagnons boulangers, Nivernais Frappe d'abord et Montbard l'Inviolable, ont été reçus illégalement  à Blois dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1811, par un compagnon Doleur nommé Bavarois Beau Désir.

Pour de nombreux compagnons charpentiers, couvreurs et autres menuisiers, le métier de boulanger etait un métier de femme (dans les milieux ruraux, il n'était pas rare de voir la mère de famille pétrir le pain, et le porter au four banal pour sa cuisson), pour ces ouvriers du batiment,  pour faire parti du Compagnonnage, il faut oeuvrer avec équerre et compas... Ce qui n'est pas le cas  des boulangers.

Les compagnons boulangers sont donc baptisés par moquerie du sobriquet de soi-disants de la raclette. La haine entrainant la violence, de nombreuses rixes ont lieu entre boulangers et compagnons de divers metiers, laissant  morts et blessés sur les chemins et routes de France.

Lors de la première moitié du 19 eme siècle, les sociétés compagnonniques sont considérées comme perturbatrices de l'ordre public, elles vont jusque dans certaines régions être interdites et dans d'autres, sont tolérées... Les compagnonnages de la boulangerie sont tout particulierement surveillés, les greves et coalitions qu’ils provoquent pouvant engendrer des pénurires de pain au sein de la population.

Il faut attendre 1850-1855 pour que cesse ces luttes « fratricides » entre compagnonnages. Le 9 décembre 1860 a lieu la première reconnaissance par les compagnons tondeurs de drap, blanchers-chamoiseurs et  cordonniers-bottiers des compagnons boulangers, comme faisant partie de la grande famille du Devoir. D'autres nombreux corps d’état  du Devoir suivront au fil du temps...

A ce jour, seuls les compagnons passants tailleurs de pierre du Devoir et les compagnons couvreurs, zingueurs, plombiers et platriers du Devoir, n'ont pas reconnus les compagnons boulangers et pâtissiers.

Encouragées par Napoléon III, apparaissent les caisses de secours mutuels. C'est une aubaine pour les sociétés compagnonniques, une grande partie d'entre elles, dont les compagnons boulangers, vont se revêtir du titre légal de Société de Secours Mutuels.

Le congrès des compagnons boulangers du Devoir des 8 et 9 avril 1939 vote l’intégration du métier de pâtissier à son intitulé.

La société des compagnons boulangers et pâtissier du Devoir décide en son congrès de 1946 d'adhérer à la jeune Association Ouvrière des Compagnons du Devoir. Cette adhésion permet aux compagnons boulangers du Devoir de concrétiser le parrainage du métier de pâtissier en faisant voyager de nombreux jeunes de cette profession sur le tour de France.

Le développement des compagnons boulangers et  pâtissiers du Devoir est à partir de ce jour considérable. Se met en place  les premiers cours  pratiques et technologiques destinés au jeunes boulangers itinérants sur le Tour de France, suivit de la mise en place d’un plan de formation semblable pour le métier de pâtissier.

Cette période de structuration  est suivit de celle de la collaboration, avec par exemple l'Ecole Nationale Supérieur de la Pâtisserie de nombreux jeunes compagnons séjourneront pour parfaire leur connaissance auprès des plus grands noms du métier. En boulangerie, c’est au côté du Professeur Raymond Calvel que les jeunes boulangers découvriront en autres, les secrets et merveilles de l'autolyse et des pétrissages à vitesse lente.

Ces travaux ont pour résultat, de nombreuses victoires en concours professionnels, des concours régionaux au titre suprême de Meilleur Ouvrier de France, dont le compagnonnage des boulangers et des pâtissiers est fier de revendiquer la présence dans ses rangs.

A partir des années 1995, il est constaté par de nombreux compagnons boulangers et pâtissiers du Devoir une perte d'identité de leur corps d'état. Cette constatation aboutit à la création en 2011 par ces compagnons de la Fédération des Compagnons Boulangers et Pâtissiers Restés Fidèles au Devoir.

En 2015, consciente qu’elle ce doit d’apporter une structure d’accueil et de formation de qualité à sa jeunesse itinérante, et après avoir été reconnue par la société des compagnons charpentiers des Devoirs, la Fédération qui devient société des compagnons boulangers, pâtissiers restés fidèles au Devoir intègre la Fédération Compagnonnique des métiers du batiment et autres activités.