Syndicat de la Boulangerie de Paris

Médaille attribuée à Mme GREFEUILLE Rosalie.

1884 – 1905

Collection Jean-Claude THIERRY. Taille réelle.

46mm. Bronze.

Avers : Marianne face gauche laurée REPUBLIQUE / FRANCAISE *. Signé (à gauche) A. DESAIDE. EDIT. (à l’exergue) O. ROTY.

Revers : en cercle ; SYNDICAT DE LA BOULANGERIE DE PARIS ; dans une couronne de chêne et de laurier nouées sur le bas ; dans le champ sur quatre lignes : A / Mme GREFEUILLE / ROSALIE  –  1884-1905.

Le siège du Syndicat Général à Paris

Dès son installation Quai d’Anjou, le Syndicat entrepris d’importants aménagements qui furent faits pour transformer les locaux et les rendre utiles au service du Syndicat et de la Boulangerie Commune. C’est en 1845, que les 4 premiers fours furent construits sur l’autorisation du Préfet de Police.

Il ne fallut pas moins de 62 ans d’efforts des syndics pour faire prévaloir les droits de la Boulangerie. C’est en 1863 seulement que, les liens qui garrottaient la corporation furent en partie brisés. Par son décret du 22 juin 1863, le gouvernement modifia de font en comble le régime de Commerce du Pain en France et inaugura la Liberté de la Boulangerie. Faculté pour chacun de fabriquer, de transporter ses produits où, quand et comme il lui plaît. Par suite, les Statuts du Syndicat, qui dataient de 1801, devenaient caducs.

L’ancienne organisation céda la place à une nouvelle association syndicale établie sur une base beaucoup plus large, qui prit la dénomination de «Société Civile pour l’exploitation de la Boulangerie Commune de la Ville de Paris» Entre temps, une association similaire fut fondée, à l’Union Syndicale du Commerce et de l’industrie, sous le titre de «Chambre Syndicale de la Boulangerie de Paris».

Après avoir suivi une marche parallèle, les deux associations fusionnèrent le 31 décembre 1885. De cette union est né le Syndicat de la Boulangerie de Paris dont les statuts ont été dressés en complète harmonie avec la Loi Française de 1884, sur les Syndicats Professionnels. (Voir annexe copie de l’original)

Le Syndicat de la Boulangerie de Paris a pour objet de veiller aux intérêts économiques, industriels et commerciaux de la Boulangerie Parisienne.  Le Syndicat était accessible à tout patron boulanger à condition qu’il exerça à Paris la profession de boulanger et qu’il fit acte d’adhésion aux statuts

En 1884, la corporation d’artisans et de commerçants nombreux mais modestes, la Boulangerie est restée jusqu’en 1884 sans aucun lien entre les différents groupements locaux des villes, des chefs-lieux de cantons, chacun agissant pour son propre compte.

A cette époque, le poids des réglementations est particulièrement lourd. Exercée par les maires avec des applications diverses et pesantes, la taxation du pain sévit presque partout. Le malaise de la profession se faisant de plus en plus nettement sentir, quelques boulangers de province actifs et énergiques conçoivent le projet de provoquer une réunion générale à PARIS.

Il faut recenser les groupements existants, établir des relations suivies, apprendre à se connaître. L’initiative de l’établissement de ces contacts est prise par le Syndicat de la Boulangerie de PARIS, puissant et fortement implanté.

C’est ainsi que se tient du 24 au 28 juin 1884, le premier Congrès National de la Boulangerie. Il réunit plusieurs centaines de participants venus de toute la France.

Les années suivantes, de nouvelles rencontres se déroulent à l’hôtel des chambres syndicales.

Situé dans la capitale, rue de Lancry, cet hôtel devient le berceau des revendications corporatives.

Le but poursuivi par les boulangers consiste à unir les structures syndicales locales existantes afin de provoquer un vaste mouvement pour parvenir à abroger la taxation du pain.

En 1885, M. Yves GUYOT, député de la Seine, présente à la Chambre des députés, des pétitions de boulangers couvertes de 20 000 signatures. En 1886, il dépose une demande d’abrogation de la taxe ; mais celle-ci, ni les nouvelles propositions déposées par la suite, ne parviendront devant le Parlement.

En 1889, se tient au Palais du Trocadéro et sous la présidence de M. CORNET – Président du Syndicat de la Boulangerie de PARIS – le deuxième Congrès National de la Boulangerie. Les statuts d’un Syndicat Général de la Boulangerie Française y sont adoptés.

Le Président CORNET devient le Président de ce Syndicat Général dont le siège social est provisoirement situé au 7, quai d’Anjou, dans un hôtel particulier de 1642, situé dans l’Ile Saint-Louis.

Le troisième Congrès National de la Boulangerie a lieu rue de Lancry en 1894. On y examine la situation résultant du fonctionnement des recours aux préfets dans le domaine de la taxation municipale avec possibilité pour les boulangers de fabriquer parallèlement un pain non taxé.

Lors de cette même assemblée  « LE BOULANGER FRANÇAIS »  premier organe corporatif est créé malgré les obstacles qu’il rencontrera par la suite. Il établira un premier lien d’information professionnelle entre les départements.

Sources :

http://www.boulangerie.org/historique/la-confederation-nationale-de-la-boulangerie-patisserie-francaise-de-1884-nos-jours                      http://www.compagnons-boulangers-patissiers.com/crebesc/pain-syndicat/

Toujours actif et situé au 7 rue d’Anjou, « les Boulangers Pâtissiers du Grand Paris, Syndicat patronal est au service de ses adhérents pour vous représenter auprès des organismes professionnels et des services publics, vous informer, promouvoir votre métier, vous apporter une aide juridique sur la législation du travail, le bail commercial. Nous mettons également à votre disposition un bureau de placement pour la recherche de votre personnel ».

Bibliographie :

Editeur : Syndicat Patronal de la Boulangerie de Paris et de la Seine

Auteur : MOREL Ambroise – Parution en 1924

Annexe : l’original De la loi fondatrice : Loi du 21 mars 1884 Création des Syndicats Professionnels.

Jean-Claude THIERRY

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