Le pétrin de la Providence

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Jean-Marie Baptiste VIANNEY, dit le Curé d’Ars.

Jean-Marie Baptiste VIANNEY, dit le Curé d’Ars ou le saint Curé d’Ars est ne 8 mai 1786, à D’Ardilly, bourg assez important du diocèse de Lyon. Son père s’appelait Matthieu VIANNEY, et sa mère Marie Beluse. Conduit à Ecully par ses parents, Jean-Marie y fit sa première confession et sa communion en 1799. En 1803, il reçut à Ecully le sacrement de Confirmation des mains du Cardinal Fesch, archevêque de Lyon, et comme le curé d’Ecully avait transformé son presbytère en séminaire d’aspirants au sacerdoce, il est admis au nombre de ses élèves. L’on attribut a ce cure différents faits extraordinaire, dont en voici deux près de notre profession, la multiplication  de la pate et la multiplication des blés.

Pour découvrir  ces deux épisodes de la vie du cure d’Ars, voici deux extraits de la biographie de sa biographie due а Mgr TROCHU :

Le prodige du pétrin de la Providence, est date approximativement en 1843 :

 « … La sècheresse désolait la contrée. La farine était rare et chère.  Il en restait а la maison juste assez pour fournir trois pains.
Nous étions dans un grand embarras а cause de nos enfants, raconte Jeanne-Marie Chanay. Catherine et moi, nous pensâmes que, si M. le Cure le demandait au bon Dieu, il obtiendrait que notre reste de farine donnât une fournée. Nous allâmes le trouver pour lui exposer notre ennui. « Il faut pétrir » nous dit-il.

Je me mis а l’ oeuvre, non sans une certaine appréhension. Je versai d’abord très peu d’eau et de farine dans le pétrin, mais je vis que ma farine demeurait bien trop épaisse. J’ajoutai de l’eau puis de la farine, sans épuiser ma petite provision.
Et le pétrin se trouva plein de pate comme les jours, ou l’on y mettait un grand sac.  On a fait dix gros pains, pesant chacun de 20 а 22 livres, et l’on a rempli le four comme а l’ordinaire, au grand étonnement de toutes celles qui en furent les témoins.
Nous racontâmes а M. le Cure ce qui s’était passe, et il nous rйpondit : « Le bon Dieu est bien bon ! Il a soin de ses pauvres » 

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Un autre miracle aurait eu lieu en 1829, la multiplication du blé :

« Très probablement au cours de l’année 1829, la provision de blé qui se gardait alors dans le grenier du presbytère, se trouva réduite а quelques poignées éparses sur le plancher. Rien а espérer des paroissiens : la récolte, sans doute avait été mauvaise ; la charitable châtelaine était bien lа, mais se revenus se ressentaient de la commune disette : Mlle d’Ars avait d’ailleurs été quêtée tant de fois !… Bref, M. Vianney pensa renvoyer une partie des orphelines.

Quelle désolation pour son coeur qui s’était attaché а ces enfants ! Pauvres petites ! Elles retourneraient donc а leur misère, aux périls de l’âme et du corps?  N’espérant plus rien des hommes, le Curé d’Ars tenta une expérience suprême : par l’intercession du « bon saint » qui l’avait déjàа exaucé sensiblement au temps de ses études, il implora un vrai miracle.  Il balaya dans un tas unique au milieu du grenier les grains dispersés sur les planches, y cacha une petite relique de saint François Régis, le thaumaturge de la Louvesc puis, ayant recommandé а ses orphelines de bien s’unir а lui pour demander а Dieu « le pain de chaque jour »,il se mit lui-mкme en prière et, déjà tranquillisé, il attendit « Allez ranger le blé qui reste au grenier » dit-il а Jeanne-Marie Chanay qui survint – Jeanne-Marie, étant la boulangère de la Providence, venait peut-être lui rappeler que la huche était vide. – Heureuse surprise ! La porte lа-haut ne s’entrebâille qu’avec peine, et de l’étroite ouverture un flot de froment a jailli.  Jeanne-Marie redescend chez M. le Curé. « Mais, lui dit-elle, vous avez voulu йprouver mon obéissance ! Votre grenier est plein.
– Comment, il est plein?
– Oui, il regorge. Venez voir vous-mкme. »
Ils y montèrent a tous les deux.  Et ils remarquèrent que ce blé nouveau avait une coloration différente de l’ancien
Jamais le grenier n’avait été aussi chargé. On s’étonna que la poutre maоtresse, quelque peu vermoulue ainsi que le plancher, n’eût pas cédé sous le poids. Le tas de blé était en forme de cône et couvrait toute la surface du grenier. Mgr Devie, visitant un jour ce réduit en compagnie, de M. Vianney, lui demanda а, brule pourpoint. : «  Le blé montait jusque-làа, n’est-ce pas ? » Et l’évêque indiquait du doigt un point assez élevé du mur.
« Non, Monseigneur, plus haut… Jusqu’ici ! »

Le cure d’Ars décédé le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans. Il est nommé en 1929,  patron de tous les curés de l’Univers par le pape Pie XI.

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Le pétrin de la providence a sans doute été placé dans l’orphelinat de la Providence dès 1824, date d’ouverture de l’établissement. On ignore s’il a été fabriqué à cette occasion.

Ce pétrin appartient aujourd’hui à une collection privée, il est référencé en 1988 à l’Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes IM01000837, avec comme description :

 » Le pétrin à quatre parois inclinés et fond plat repose sur quatre pieds obliques, de section carrée, s’élargissant vers le haut et reliés par une ceinture rectiligne. Le plateau, mobile et débordant, est constitue de trois planches assemblées à rainures et languettes. Dimensions H :72 ; L : 154,5 ; pr :58,5 ; mauvais état, ensemble des arêtes des pieds, du corps et du plateau, protégées par des bandes de tôles clouées afin de masquer les arrachements et d’en éviter de nouveaux, inscription concernant le titre (peint, sur partie rapportée), inscription (sur une plaque émaillée fixée sur la ceinture inférieure) : PETRIN MIRACULEUX DE LA PROVIDENCE DU CURE D’ARS « 

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Les reliques du curé d’Ars dans une chasse, basilique d’Ars.

Laurent Bourcier, Picard la Fidélité C.P.R.F.A.D.

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