« Le pain dans la grande guerre » (26)

LE RÔLE DE LA CROIX-ROUGE 

Tout au long des quatre ans de guerre la Croix-Rouge française, forte de 112 000 membres, met en place près de 1500 hôpitaux auxiliaires dans la zone arrière, 89 infirmeries de gare et 90 cantines de gare, où sont soignés et ravitaillés les soldats de passage, blessés, convalescents ou en permission.

Quelque part en France… comme de nombreux autres « quelque part »… pendant ces quatre années de guerre.

La Croix-Rouge est présente jusque dans les tranchées, dans les cantines du front. L’armée réclame en nombre toujours croissant ses infirmières : 3000 d’entre elles sont engagées dans des hôpitaux militaires.

La Croix-Rouge envoie des colis aux soldats sur le front ou aux prisonniers, qui sont constitués la plupart du temps de biscuits, très attendus. La Croix-Rouge ne se contente pas d’aider les prisonniers sur le terrain, elle prête également assistance aux familles qui ne savent pas où sont internés leurs proches. Les camps sont également inspectés par des délégués des pays neutres et   souvent par des représentants de la Croix-Rouge.

Ravitailleuses en pain de la Croix-Rouge opérant sa distribution à l’arrêt dans la gare d’un train chargé de soldats

A Reims, après le premier bombardement, les formations de la Croix-Rouge relèvent les blessés entre les lignes. Tout au long de la guerre de mouvement, elles vont devoir s’adapter, déplaçant leur centre d’action au rythme des batailles.

Infirmières préparant les rations de pain pour les blessés

Quand certaines formations reçoivent l’ordre de se replier, nombre d’hôpitaux auxiliaires créés dans les villes de la zone des armées demeurent sur place et vivent les arrivées sanglantes des blessés du front et les incursions allemandes.

Les infirmières sont actives aussi bien dans des bâtiments installés, des baraquements, que sous des tentes d’expéditions ou des camps improvisés, des ambulances fixes ou mobiles, à bord des navires hôpitaux.

Certaines y perdront la vie, beaucoup se réengageront après la guerre dans les dispensaires des comités locaux.

Laurent Bourcier, Picard la Fidélité, C.P.R.F.A.D.

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