Jean Deblieux, MOF Patissier 1952.

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Jean Deblieux au cornet , pagode en pastillage réalisé en 1937 alors qu’il est pâtissier au restaurant « Le Marignan ».

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Eloge de Jean Deblieux par Gerard Bannwarth

Mes pairs m’ont attribué le fauteuil de Jean DEBLIEUX dans cette Académie, je les remercie chaleureusement de cette haute distinction.

Jean DEBLIEUX est né dans le département des Basses Alpes dans la commune « Les Mées ». Il fit son apprentissage à Gap puis se perfectionna à Marseille chez Castes puis chez Rousse.

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Le « Cafe de France » au Mées, exploite par les parents de Jean Deblieux.

Libéré des obligations militaires, il entre comme commis à l’Hôtel du Luxembourg de Nice. Très vite, ses supérieurs remarquent ses dons de pâtissier et le nomment Chef. C’est le début d’une carrière prestigieuse. Jean DEBLIEUX professait son art dans les plus luxueux palaces d’Europe. De Londres aux Bermudes, de Zermatt à Monte Carlo, il fut le Chef Pâtissier convoité  par les meilleurs Grands Hôtels d’avant guerre.

Sa renommée, malgré sa modestie naturelle, a très vite dépassé les limites de la profession. Nombreuses sont les importantes réceptions dans lesquelles il eu à fournir les pièces d’apparat.

Etant trop jeune pour l’avoir approché, je me souviens de la photo parue dans « La pâtisserie française illustrée », du Carrosse Royal de la Reine d’Angleterre entièrement réalisé en sucre à l’occasion du mariage de la Reine d’Angleterre avec le Duc d’Edimbourg, ou de la caravane réalisée pour l’Aga Khan, une pièce constituée d’éléphants et de chameaux.

Oui, Jean DEBLIEUX était un artiste au vrai sens du mot. Ses compétences incontestables lui ont valu plusieurs Médailles d’Or et Reconnaissances dans différentes expositions à Paris, Bruxelles, Londres. Membre de plusieurs Jury, il était très apprécié dans les grandes expositions de pâtisserie. Dans la profession, il était estimé pour sa jovialité, sa franchise et admiré pour sa grande compétence et son extraordinaire dextérité.

Mais Jean DEBLIEUX était aussi un homme ambitieux puisque en 1952, il accède au titre de « Meilleur Ouvrier de France », titre suprême qui récompense la supériorité dans le savoir, un exemple dans toutes les circonstances de la vie.

Jean DEBLIEUX s’est élevé de l’artisanat à l’art et cette ascension est d’autant plus méritoire qu’il l’a effectuée en autodidacte.

Le cours d’une carrière aussi bien remplie devait attirer l’attention des pouvoirs publics. C’est ainsi qu’en octobre 1976, il reçoit la distinction d’Officier dans l’Ordre National du Mérite.

Jean DEBLIEUX a rendu service à la profession, il demeure un exemple pour nos jeunes. C’est un grand honneur pour moi de succéder à sa mémoire par l’attribution de son fauteuil dans cette Académie où se côtoient les plus grands noms de l’Art Culinaire Français ».

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Dos de la photographie en haut de page.

Le temps de la retraite venu, il se retire aux Mées, son village natal, où il décède le 2 avril 1978.

Laurent Bourcier, Picard la Fidélité, C.P.R.F.A.D.

 

Commentaires concernant : "Jean Deblieux, MOF Patissier 1952." (2)

  1. LEFEBVRE a écrit:

    Bonjour,

    Sur un de mes dossiers, j’ai le nom de Etienne THOLONIAT comme meilleur ouvrier de France pour la date de 1952. Je voulais savoir dans quels documents il y avait une erreur.

    Merci

    • Laurent Bourcier a écrit:

      M. Lefebvre bonjour,
      Lors du concours des meilleurs ouvriers de France, il peut y avoir plusieurs laureats, en 1952, ils furent trois a obtenir le titre : Etienne Tholoniat, Jean Deblieux et Jean Delaveyne. Le titre « l’Un des meilleurs Ouvriers de France » est plus appropie que Meilleur Ouvrier de France, au singulier…
      Cordialement votre.
      Picard la Fidelite

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