Dragées de Verdun; Léon Braquier, depuis 1783.

70 mm. Bronze. CONFISERIE CHOCOLATERIE BISCUITERIE PATISSERIE / SALON INTERNATIONAL / INTERSUC.

C’est lors d’un périple à Verdun avec mes Amis randonneurs Clamartois de Solidarité Loisirs, que nous avons visité la fabrique de Dragées Léon Braquier. Je tiens particulièrement à remercier Madame BOUR, Gérante des Etablissement Braquier depuis l’année 2000, pour sa disponibilité et son chaleureux accueil. L’accès aux vitrines, aux bureaux et leurs archives m’ont permis de réaliser les photos de ce documentaire et les textes correspondants.

Plaque « La France reconnaissante 1914-1918 » attribuée à Léon BRAQUIER.

En 1220, un apothicaire verdunois dans un souci de conservation des amandes à l’idée d’enrober une amande d’une fine couche de sucre et de miel. La dragée de Verdun était crée.

En 1783, les dragées Braquier naissent à Verdun. Au départ simple confiserie, elle devient en 1871 une vaste fabrique dirigée par Mr Léon Braquier.

S’il est un produit français de confiserie dont la qualité demeure inégalée et dont la renommée revêt un caractère mondial, c’est incontestablement la Dragée.  Ce bonbon classique, évocateur d’anciennes et nobles traditions jalousement conservées au cours des siècles, est de plus en plus répandu à l’époque actuelle.

Les ingrédients principaux sont des fruits secs, du sucre et de l’eau…et plus de 200 ans de savoir-faire. Pour la fabrication de nos dragées, de nombreuses opérations sont réalisées successivement (manipulées 10 fois).

Triage

Importées, décortiquées de Sicile ou d’Espagne, les amandes sont triées manuellement selon leur taille et leur forme.

L’étuvage

Les amandes triées sont étuvées dans un local ventilé à 70° avec une hygrométrie d’environ 30%.

Gommage des amandes

Cette opération a pour but de recouvrir les amandes d’un film et d’empêcher l’huile de migrer vers l’extérieur. Les amandes sont placées dans des turbines inclinées en rotation, et sont enveloppées à chaud de gomme arabique. Un repos de 24 heures est ensuite nécessaire pour que le gommage soit sec.

Grossissage

Le grossissage consiste à recouvrir ces intérieurs d’une fine couche de sucre vanillé. On utilise un sirop de sucre de concentration relativement élevée. Ce sirop est versé manuellement (à la louche) sur les amandes dans la turbine en mouvement. L’évaporation de l’eau est facilitée par une ventilation air chaud / air froid, pendant qu’un serpentin alimenté de vapeur complète le séchage. Le grossissage nécessite de 30 à 60 charges, suivant l’épaisseur recherchée.

Mise en couleur

La mise en couleur se fait à l’aide d’un sirop de sucre moins concentré et des colorants alimentaires autorisés.

Lissage

Enfin, on procède au lissage qui est destiné à donner aux dragées cet aspect de porcelaine et une surface parfaitement lisse avec des sirops de sucre de concentrations décroissantes.

Le tri et le calibrage des amandes

Les meilleures dragées et les plus belles d’aspect ont une forme plate, régulière, effilée vers une extrémité. La couche de sucre ne peut être uniformément répartie que si la forme des amandes est régulière.

C’est l’uniformité des dimensions qui permet une présentation de qualité. Les très belles dragées ne peuvent être fabriquées qu’avec une seule qualité d’amandes. Lorsque le fabricant les reçoit, il doit les trier une à une pour que cette régularité soit bien respectée dans les trois dimensions, longueur, largeur, épaisseur.

Les amandes proviennent de deux endroits différents :

De Sicile, à Avola à 30 kilomètres de Syracuse, qui est considéré, comme la meilleure amande du monde pour sa forme et pour son gout intense. D’Espagne, les amandes appelées Longuette ou Valencias sont plus rondes et moins goûteuses, conviennent plus particulièrement au grignotage.

Cette friandise a été crée par Monsieur BRAQUIER, bien avant la première guerre mondiale, pour satisfaire les gourmets qui désiraient allier dégustations de bons produits et ambiance de fête. Le slogan de l’époque était d’ailleurs « le dessert c’est la gaité ».

En effet, cet obus est une confiserie en chocolat, fabriquée à la main, qui éclate et qui laisse échapper, en se brisant, un flot de Dragées et d’objets étonnants (personnalisables à souhait). Bien qu’il ne soit pas nouveau, cet article est toujours prisé de la clientèle.

Histoire de l’obus

C’est en 1905 que Monsieur Léon BRAQUIER a fabriqué l’obus explosif en chocolat. A la demande d’un élu de la ville de Verdun, afin de l’offrir au Général des Armées. Il est garni de dragées et de gadgets. Le Brevet principal N° 48970a été déposé le 4 Octobre 1909 à la confédération Suisse à Berne pour la protection d’invention.

L’intitulé de l’invention : Objet creux, renfermant un explosif et des bombons. C’est un obus destif en chocolat noir qui a ensuite été garni de gadget et de dragées.

Celui-ci, n’est en rien lié à la guerre de 1914-1918 ou la guerre de 1940.

Les origines des Dragées sont fort reculées.

C’est, vers l’an 1220, qu’un apothicaire verdunois eut l’idée de génie. Il prit des amandes dont il se servait pour faire ses gâteaux, il les enroba d’une couche de sucre et de miel puis, pour faciliter leur transport, les fit durcir. La Dragée était trouvée et portait le nom d’EPICE.

Ce produit eut bientôt sa vogue dans la noblesse et de drageoir fut de rigueur pour les dames. Ces épices restées sous forme de pralines jusque vers l’an 1600 prirent alors leur forme actuelle : enveloppe dure mais lisse conservant la forme du fruit.

En 1660, Colbert écrit au Roi : « Il se fait à Verdun grand commerce des Dragées ».

Deux siècles de tradition

En 1783, la confiserie J. BOIVIN, rue Mazel, représente la première phalange de ce qui devait devenir les Etablissements BRAQUIER. Messieurs Léon BRAQUIER et Edouard BOIVIN achètent, dès l’armistice de 1871, le château de Coulmier, ancienne villégiature des évêques de Verdun, et font une vaste usine. Complètement détruite lors de la Bataille de Verdun en 1916, l’usine fut reconstruite et modernisée.

La société « La Dragée de Verdun », anciens Etablissements L. Braquier, a été définitivement constituée le 11 août 1921.

Les Dragées BRAQUIER ont conquis le monde entier. Des amateurs prestigieux ont marqué la légende de l’Entreprise au fil des années :

Napoléon 1er,

Le Président Carnot,

Sa Majesté Edouard VII Roi d’Angleterre,

Son Altesse Royale le Prince de Galles,

Leurs Majestés le Roi et la Reine des Belges,

Le Président Charles de Gaulle.

La Dragée

Plus qu’aucune Nation, la France peut s’enorgueillir de ses spécialités sucrées. Montélimar, Nancy, Cambrai, Aix en Provence, Vichy, etc… Possèdent le titre de noblesse de bouche qui contribue pour une part à leur renommée. Verdun a les Dragées.

C’est donc de l’usine du Coulmier, dotée d’une technique qui a fait ses preuves, que coule cette manne savoureuse et parfumée qui, lors des baptêmes, communions, mariages, et fêtes de famille fait la joie des dégustateurs.

A Verdun, les vertus de cette friandise sont célébrées au cours d’une fête folklorique qui déplace plus de 15 000 personnes et qui fait dire à un journaliste « Quelle manifestation » sucrée « peut se vanter de réunir pour la fête autant de monde ». « Il n’est Dragées que de Verdun »

La Dragée & Verdun

Verdun est vraiment le berceau de la dragée et cette confiserie va se trouver mêlée à la vie de la cité en maintes occasions. Les Magistrats de la ville offraient aux hôtes de marque et aux personnalités royales ce succulent produit. Henri III s’en vit offrir à l’occasion de son sacre, en 1574. De passage à Verdun en 1603, Henri IV en reçut également. Les élus verdunois n’ont pas voulu rompre avec la tradition et chaque fois qu’un Chef d’Etat rend visite à la ville, il se voit remettre un Drageoir frappé des armes de Verdun.

Mémoire de Métal : Matrice de l’insigne de Verdun

Collection Jean-Claude THIERRY. Matrice de l’insigne de Verdun. 45 mm x 50 mm x 40 mm hauteur.

Matrice d’estampage (pièce unique permettant de frapper l’insigne représenté) : Ce sont des outils d’art qui sont gravés et ciselés a la main. Leur confection nécessite entre 4 et 10 jours de travail manuel, ensuite les matrices finie étaient trempées à l’eau. L’époque varie selon la matrice entre 1880 et 1920, ces prestigieux et merveilleux outils manufacturés vous serviront de presse papiers.

Blasonnement des Armoiries de Verdun : D’azur à une Cathédrale avec quatre flèches, derrière laquelle s’élève un beffroi, entouré de murailles, le tout d’or, maçonnée de sable.

Entre VERDUN  et le blason, représentation de 3 médailles : La Croix de guerre 1914-1918 ; la médaille militaire ; la Légion d’honneur.

Verdun : Commune du département de la Meuse qui fut décorée de la Légion d’Honneur le 12 septembre 1916.

Le Blason actuel : Ce blason, adopté par le conseil municipal de Verdun le 1er août 1898, reproduit un sceau de 1396.

                                       Légion d’honneur sous le blason.

Mémoire de métal. Verdun par la numismatique et ses souvenirs.

La bataille de Verdun est une bataille qui s’est déroulée du 21 février au 19 décembre 1916 dans la région de Verdun en Lorraine, durant la Première Guerre mondiale. Elle a opposé les armées française et allemande.

Les médailles :

Devant le nombre de régiments décimés au combat, il devient indispensable de récompenser les actes de courage.

Une médaille, ou plus exactement une décoration, est instituée et frappée et deviendra la Croix de Guerre. Elle honore celui qui a montré une grande bravoure.

La croix de Guerre :

Instituée par la loi du 8 avril 1915, cette décoration, au ruban vert, est traversée verticalement par de minces filets rouges. Sa largeur est suffisante pour y épingler une citation: une étoile en bronze pour une citation à l’ordre du régiment ; une étoile en argent pour une citation à l’ordre de la division ; une étoile de vermeil pour une citation à l’ordre du corps d’armée; une palme en bronze pour une citation à l’ordre de l’armée (5 palmes en bronze peuvent être remplacées par une palme en argent).

Sur le revers de la médaille, 2 dates figurent. La première est invariablement 1914, la seconde (1915, 1916, 1917 ou 1918) correspond à l’année de la dernière citation du décoré.

Ces actes de bravoure n’ont pas manqué durant la bataille de Verdun.

La médaille de Verdun :

Décernée aux combattants de Verdun. Elle symbolise la lutte acharnée qu’ont menée les Français pour empêcher les Allemands de passer.

La médaille Interalliés (médaille de la victoire) :

En 1920, la Conférence de Paix conclut l’instauration d’une médaille commémorant la fraternité d’armes de tous les Etats alliés.

Officialisée en France par la loi du 20 juillet 1922, cette médaille est remise aux militaires qui en font la demande et qui sont restés au moins 18 mois sous les drapeaux. Une blessure ou une citation dispense de cette condition de durée.

Chaque Etat allié confectionne son modèle. Néanmoins, le ruban arc-en-ciel, la figure d’une victoire ailée, l’inscription « La Grande Guerre pour la Civilisation » sur le revers (dans la langue respective de chaque Etat) restent identiques pour chaque modèle.

La croix du combattant :

Instituée par la loi du 28 juin 1930, elle est remise à la demande à tout titulaire de la carte de combattant.

La médaille Militaire :

C’est une distinction que tout soldat peut obtenir, sans distinction de grade. Il faut pour cela avoir effectué au moins 5 missions de guerre. Ces missions doivent impliquer des adversaires humains. Dès que les 5 missions sont atteintes, la médaille est automatiquement attribuée. Contrairement à la Croix de Guerre, il n’existe pas de citation pour la Médaille Militaire.

Chevalier de la Légion d’Honneur :

C’est une distinction que tout soldat peut obtenir, sans distinction de grade. Il faut pour cela avoir effectué au moins 15 missions de guerre. Ces missions doivent impliquer des adversaires humains. Dès que les 15 missions sont atteintes, la médaille est automatiquement attribuée.

Officier de la Légion d’Honneur :

C’est une distinction que tout soldat peut obtenir, sans distinction de grade. Il faut pour cela avoir effectué au moins 20 missions de guerre. Ces missions doivent impliquer des adversaires humains. Dès que les 20 missions sont atteintes, la médaille est automatiquement attribuée.

La médaille des blessés de guerre :

Une première médaille des blessés apparaît en France en 1848. Cependant, c’est par le décret du 27 juillet 1916 qu’est institué législativement un insigne des blessés militaires

La médaille commémorative de la guerre 1914-1918 :

Durant la Première Guerre mondiale, plusieurs initiatives gouvernementales et parlementaires sont menées afin de créer une décoration commémorant la lutte. Un projet de loi est déposé en septembre 1915 par Alexandre Millerand, ministre de la Guerre. Cependant, il faut attendre le projet de loi déposé le 11 juin 1919 par le gouvernement pour que soit créée la Médaille Commémorative de 1914-1918.

L’Art des Poilus

L’artisanat de tranchée :

« L’artisanat de tranchée », autrement appelé « l’Art du Poilu », est une facette peu connue de la vie quotidienne des Poilus. Tout abord négligé, cet art est devenue au fil des décennies un élément essentiel, un témoignage matériel important dans l’étude des mentalités et de la vie des soldats à cette époque.

Une fois sortie des combats, dans les casernements et les campements, les hommes passent le temps en confectionnant des objets de toutes sortes avec le matériel qu’ils ont sous la main (cartouches, douilles d’obus, etc.).

De magnifiques pièces de toutes sortes voient le jour. Assez rudimentaires ou très travaillés, ces objets sont réalisés avec minutie, passion et attention. Envoyés en souvenir aux proches ou simplement gardé sur soit en guise de porte bonheur, ces oeuvres font très souvent références à des lieux de combats, des personnages familiers, des représentations symboliques.

Après la guerre, ces pièces émouvantes et uniques seront gardées précieusement. Comme des trophées, elles orneront les buffets des cuisines ou continuerons à être utilisés, comme les briquets, les pipes sculptées, comme un signe de fierté, une identité.

Quelques représentations…

Les briquets :

Les montres :

Les Coupe-papiers :

Les douilles d’obus :

Confectionné à partir de 2 balles de Mauser 7.92, il possède d’un côté une plume et de l’autre un crayon de papier.

Beaucoup de lettres venant du front sont écrites au crayon de papier par simplicité pour le soldat. Il est en effet moins facile d’utiliser l’encrier et la plume lorsque l’on n’a ni table ni chaise.

Annexe : divers documentation et autres médailles.

Médaille en bronze de 68 mm de Charles Pillet. Médaille à la gloire des héros de 1916

Avers : Allégorie de la guerre avec la Marianne, debout devant Verdun, faisant front à l’envahisseur allemand sous la forme d’un aigle armé. Revers : A LA GLOIRE DES HEROS DE VERDUN MCMXVI. Légende en 5 lignes dans une couronne de lauriers, sous 3 médaillons avec les bustes des généraux Pétain, Nivelle et de Curières de Castelnau.

Soixantième anniversaire de la Bataille de Verdun, 1916-1976, Médaille, Delamarre, 71mm, Avers : SOIXANTIEME ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN // 1916 / 1976. Revers : LA VICTOIRE / A ETE / LEUR / TEMOIGNAGE. // VALERY GISCARD D’ESTAING. Poinçon corne.

La médaille commémorative de la bataille de Verdun est une décoration créée par la ville de Verdun le 20 novembre 1916 pour commémorer la bataille de Verdun.

Ce n’est pas une médaille officielle, mais l’insigne des « soldats de Verdun ». Seuls ont droit à cette médaille les anciens combattants des armées françaises ou alliées qui se sont trouvés en service commandé entre le 31 juillet 1914 et le 11 novembre 1918, dans le secteur de Verdun, compris entre l’Argonne et Saint-Mihiel, dans la zone soumise au bombardement par canon.

Les noms des soldats de Verdun sont inscrits sur le registre qui est déposé dans la crypte du monument à la victoire élevé en plein centre-ville et sur les livres d’or entreposés dans le musée de guerre de la Ville de Verdun.

Descriptif :

Insigne : en bronze, d’un module de 27 mm, cette médaille comporte sur l’avers la tête de la République casquée tenant un sabre à la main avec au-dessus la légende « On ne passe pas » et la signature Vernier ; sur le revers, la façade de la Porte Chaussée, surmontée du nom de Verdun, entourée de palmes et en bas la date 21 février 1916 (début de la bataille).

Ruban : rouge avec de chaque côté trois petites raies verticales bleu-blanc-rouge.

Diplôme décerné au Lieutenant Brébant du 48e R.I..

Inscription du nom (lieutenant Brébant) sur le livre d’or de Verdun.

Documents historiques :

Il est d’autres souvenirs ou tendres ou douloureux : Les vierges de Verdun

Le 2 septembre 1792, Verdun, assiégé par les troupes de Prussiens tombe devant les assaillants… Beaurepaire, Commandant d’Armes, se suicide à l’Hôtel de Ville… Le Général Kalkreuth entre en ville pour régler la remise de la place. Sa mission terminée, il sort de la ville avec son escorte, quand un coup de fusil abat, près de lui, un lieutenant des hussards, le Comte de Henkel. Aussitôt, dans le camp prussien, on ne parle pas moins d’annuler la capitulation et de brûler la ville. Pour éviter ce désastre, les Autorités Municipales se rendent au Quartier Général ennemi afin d’offrir des réparations convenables. Elles ne sont pas reçues.

Ce fut alors que quelques femmes proposèrent d’aller offrir au Roi de Prusse une corbeille de Dragées. L’accueil de Frédéric Guillaume fut poli, mais froid ; il refusa les Dragées. L’irritation et la terreur furent extrêmes à Paris et à l’Assemblée Nationale lorsqu’on apprit la capitulation de Verdun. Puis les Prussiens allèrent se faire battre à Valmy et les français rentrèrent de nouveau dans la ville. La terreur de l’ennemi passée, la colère contre Verdun tomba mais le pardon accordé par la Convention aux habitants ne fut pas complet. Il fallait des victimes à la terreur. On les choisit intéressantes. Ce furent les Dames de Verdun, dont l’histoire ne retint que les Demoiselles, les  » Vierges de Verdun  » qui portèrent leur tête à l’échafaud.

Souvenir du temps de l’Empire

Napoléon 1er lors de la retraite de Russie fit halte à Verdun au soir du 17 décembre 1812 et malgré la pénible tristesse qui l’affligeait, il se souvint que les Dragées de Verdun avaient une réputation bien méritée et en voulut porter au Roi de Rome.

Un confiseur se hâta d’apporter ses bonbons les plus exquis, il fut payé par Caulaincourt, le compagnon de l’Empereur, d’une façon digne de Napoléon et avec une générosité toute impériale.

Expressions : Tenir la dragée haute à quelqu’un

Faire sentir son pouvoir à quelqu’un.

Faire longtemps attendre quelqu’un et ne lui procurer qu’une petite quantité de ce qu’il attend.

Origine

Cette expression date du XVIIIe siècle.

Deux écoles s’affrontent quant à son origine.

La première fait simplement le rapprochement avec un ancien jeu d’enfants où ils devaient attraper une friandise suspendue à un fil.

Celui qui tenait le fil et tirait dessus selon son bon vouloir pour empêcher les marmots d’attraper trop facilement le bonbon avait sur eux une certaine forme de pouvoir.

Tout comme vous, lorsque vous donnez un susucre à votre chien en le lui tenant en hauteur et en le faisant longuement saliver jusqu’à ce qu’il se décide enfin à vous arracher la main (la prochaine fois, vous choisirez un teckel au lieu d’un pitbull !).

La deuxième vient aussi d’une friandise, mais destinée aux chevaux, cette fois.

La ‘dragie’ (déformée ensuite en dragée) était une botte de fourrage vert, mélange de froment et de sarrasin, gourmandise dont raffolaient ces équidés mais dont ils ne devaient pas abuser.

Pour dresser le cheval et lui apprendre à maîtriser sa gloutonnerie, ces dragies étaient placées haut dans son râtelier, hors de sa portée. Et on ne lui en distribuait ensuite qu’avec parcimonie.

Expressions : Avaler la dragée :

Se résigner à quelque chose de fâcheux.

Merci à Janick et Maurice Nicolas & Danièle et Michel James d’avoir organisé ce voyage nous plongeant ainsi dans l’histoire de Verdun… tout en appréciant le présent…et ses friandises…

Par Jean-Claude THIERRY

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