Constant Boutin, Saumur Plein d’Honneur

Constant BOUTIN est né à Chinon le 16 avril 1827. Il fait son tour de France et est reçu compagnon boulanger du Devoir à Bordeaux pour l’Assomption 1845 sous le noble nom de Saumur Plein d’Honneur.

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Pomme de canne de Saumur Plein d’Honneur


L’année d’après, en 1846, nous le trouvons en activité à Saumur et en 1851, Premier en Ville de cette Cayenne. Le 16 février 1851, un contrat de mariage est passé entre Constant BOUTIN et Joséphine Louise FOREST (née aux Rosiers le 26 mars 1830) devant Me Bredon, notaire aux Rosiers. Deux jours plus tard, ils se marie. Le 17 novembre 1851 nait une fille, Joséphine Marie Louise Constance.

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En 1852, Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur quitte Saumur pour rejoindre la capitale en tant qu’ouvrier boulanger, position qu’il occupera certainement jusqu’à la fin de sa vie professionnelle.
En 1854, Saumur Plein d’Honneur occupe la fonction de Premier en Ville de la Cayenne de Paris et cela jusqu’en 1861, décennie des reconnaissances par différents corps des compagnons boulangers du Devoir qui commencent par celle des compagnons blanchers chamoiseurs, tondeurs de draps et cordonniers bottiers du Devoir le 9 décembre 1860.
Le 18 avril 1858, Saumur Plein d’Honneur est délégué des compagnons boulangers lors de l’Assemblée générale de tous les corps d’état visant a reconnaitre les compagnons boulangers du Devoir.échec….
Il semblerait que les reconnaissances de cette décennie reposent principalement sur les épaules de trois compagnons : Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur, Jean-Baptiste ENTRAYGUES, Limousin Bon Courage et GARNIER, Provençal l’Enfant Chéri.

L’appartenance d’ENTRAYGUES et de BOUTIN à la franc-maçonnerie, le premier à la loge l’Union des peuples de Paris, le second à une loge de rite égyptien (Misraïm, 3e degré en 1865) et le troisième, probablement franc-maçon également (un document maçonnique collé sur l’intérieur de la couverture du livre de registre de réception de la Cayenne de La Rochelle, est signé par un GARNIER) a sans aucun doutes permis d’établir des ponts de communication fraternelle avec des compagnons d’autres corps d’états, francs-maçons également et influents au sein de leur corporation. Suite à la première reconnaissance du 9 décembre 1860, le 7 février 1861 la chambre administrative de Paris envoie Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur, Premier en Ville de la Cayenne de Paris, ville administrative du Tour de France, visiter l’ensemble des Cayennes pour les motifs suivants :
Article premier :
Le délégué donnera connaissance d’après les papiers dont il est porteur de tous ce qui s’est passé entre nous et les corps d’état, dans les assemblées générales des 23 septembre, 11 novembre et 9 décembre 1860, ces papiers consiste a donner connaissance de la constitution et de la copie dans chaque chambre, donner connaissance des procès-verbaux de ces trois assemblées générales, de lire le règlement et de prendre toutes les observations qui seront faites par chaque chambre.         

Article deux :
Chaque chambre est tenue de payer au délégué par cotisations supplémentaires, la somme de vingt huit francs pour frais fait par la chambre de Paris pour notre reconnaissance.

Article trois :
Chaque chambre paiera au délégué dix francs de voyage attendu que le cout du voyage est de deux cents francs, plus la nourriture et le coucher et deux francs par jour de temps perdu au travail.

Article quatre :
Il est en outre charge de frapper avec un marteau tous les anciens cachets, de faire le relevé des comptes de chaque chambre pour savoir la position du tour de France, afin que les Cayennes qui doivent aux mères soient aides par celles qui ont des fonds en caisse .
Il est pries à toutes les Cayennes de recevoir le délégué en toutes circonstances et de lui porter tous les secours moraux pour l’aider dans cette entreprise.

Signé par les hommes en place de Paris.
Limousin Bon Courage, premier en ville par intérim (celui-ci remplace Saumur Plein d’Honneur, le délégué).
Périgord Bel Exemple, second en ville.
Dauphine le Rapide, rouleur.
Suivent les noms de 25 compagnons boulangers* et l’autorisation de la Cayenne de Blois Fondation donnant son aval à cette délégation et son autorisation à Saumur Plein d’Honneur de circuler librement sur le tour de France.

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 Le pouvoir de délégation octroyé par la chambre administrative de Paris et de Blois à Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur, en 1861.

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Saumur Plein d’Honneur quitte donc début février Paris pour remplir cette mission qui va durée deux mois et demi.
Vers le 10 février 1861, il est à Orléans.
Le 15 à Blois .
Le 18 à Tours
Le 21 à Saumur
Le 25 à Angers.
Le 1er mars à Nantes.
Le 4 à La Rochelle.
Le 10 à Rochefort.
Le 18 à Angoulême .
Le 24 à Bordeaux.
Le 25 à Agen.
Le 29 à Toulouse
Le 3 avril à Nîmes
Le 7 à Marseille
Le 14 à Toulon
Le 18 à Lyon
Le 23 à Dijon.
Le 27 à Troyes.
Nous avons pu avoir ces dates grâce à la constatation de passage établi par Saumur Plein d’Honneur comprenant l’état financier de chaque Cayenne, la participation aux frais de voyages, de reconnaissance, de temps perdu et le tout signé à chaque fois par les trois hommes en place de la ville visitée. Etrangement la Cayenne de Saint-Etienne ne figure pas…

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Constitution compagnonnique écrite et copiée à l’original par Saumur Plein d’Honneur remise lors de son passage à Bordeaux le 24 mars 1861.

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Ces copies de constitutions déposées dans les Cayennes étaient ensuite proposées à la signature des corporations ayant reconnu et siégeant dans la ville concernée.
À noter que la constitution de Bordeaux n’est signée que par les compagnons cordonniers bottiers du Devoir, les deux autres corporations signataires n’ayant surement pas de Cayenne à Bordeaux.

Il existe deux exemplaires conservés au musée du compagnonnage de Tours, celui de la Cayenne de Tours déposé le 18 février 1861 (remis au Musée du compagnonnage par les descendants du Compagnon DESGROPPES, Périgord la Clef des Coeurs, compagnon boulanger) et celui de la Cayenne de Bordeaux, déposé le 24 mars 1861 (remis par Madame PEBAYLE, selon les dernières volontés de son défunt époux, Pierre PEBAYLE, Bordelais Va de Bon Coeur, ce dernier l’ayant reçut du compagnon sellier du Devoir, André BROQUERE, Bordelais le Courageux). L’original a été déposé par les compagnons boulangers du Devoir AOCDD de Paris, au Centre de la mémoire des compagnons du Devoir à Angers.

Ces reconnaissances des années soixante ne sont que l’officialisation protocolaire d’un travail de fond réalisé par une poignée de compagnons boulangers de la Cayenne de Paris tout particulièrement, compagnons possédant instruction et ouverture d’esprit .

En démonstration, voici un courrier antérieur à aout 1862 (reconnaissance par les doleurs) appartenant à Monsieur Laurent BASTARD, conservateur du Musée du Compagnonnage de Tours, envoyé par Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur à son arrière-grand-père Jules Napoléon BASTARD, Saintonge la Liberté, texte rare et extraordinaire, les courriers familiaux étant généralement détruits.

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(Archive familiales L. Bastard)

« T∴C∴F∴ Et ami;
Je te fais passer ce que toi et ton père m’avez demandé, mais en retour je te prie de m’envoyer la chanson qui t’a été adressée dont le refrain commence (progrès divin), cela me fera bien plaisir.
Je ne puis me fatiguer de te prouver ainsi qu’à tous les F∴ Présent
à cette fête la douce émotion que j’ai sentie en voyant l’harmonie qui régnait parmi nous ; fasse le ciel qu’à l’avenir d’autres corps s’unissent à nous.
J’oubliais de te prier d’aller en secret chez les C∴ Doleur, de temps en temps et leur parler de leur position
à notre égard, leur donner un exemple de ce que vous avez fait et même leur parler d’adoption, et le tout en secret le plus absolu à l’égard de ma corporation, tu sais ou peux conduire quelquefois les écarts de la jeunesse, fais ce que tu pourras et tiens-moi au courant de ce que tu apprendras, j’en garderais de même le silence et j’agirai suivant les circonstances.
Mes compliments à ton père, ainsi qu’à tous les C∴ Tanneurs, cordonniers, boulangers que j’ai eu le bonheur de voir dans ce beau jour de fête.
Au père et à la mère Jacob
Nous avons fait un beau voyage et j’ai travaillé le soir même.
Reçois les baisers fraternels de T∴ Ami et F∴ D∴D∴ C∴ Boulanger

Boutin C∴ Dit Saumur Plein d’Honneur

Mon adresse si tu veux passage d’Angoulême 8 , 11 eme arrondissement.

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Domicilie au 8 passage d’Angoulême, rebaptisée rue Edouard-Lockroy.

Les 31 aout 1862, suivra la reconnaissance des compagnons chapeliers et doleurs au grand bonheur de Saumur Plein d’Honneur…
En 1864, Saumur Plein d’Honneur, secrétaire de son corps d’état, signe la circulaire donnant à sa Cayenne la fonction et titre de ville administrative.
En 1865, il est toujours secrétaire de sa Cayenne. Le 16 juillet 1865, il préside l’assemblée générale de tous les corps d’état, qui a pour finalité la reconnaissance par les compagnons tourneurs du Devoir et tanneurs corroyeurs du Devoir.

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À cette même assemblée, les compagnons cordonniers bottiers sont également reconnus du Devoir.

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(Archive familiales L. Bastard)

Le 11 mars 1866, assemblée générale de tous les corps d’état à Paris, qui abouti à la reconnaissance des compagnons cloutiers du Devoir, Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur est présent, il occupe la fonction d’introducteur.
En voici du procès-verbal, l’introduction :
Respect au Devoir, honneur et gloire au travail
Salut, salut, frères trois fois salut.
Procès-verbal de l’assemblée générale des corps d’
état compagnons du devoir tenue le dimanche 11 mars de l’an du S∴ 1866 a trois heures du soir, chez Monsieur Duchange, restaurateur, établissement du Banquet d’Anacreon, Maison Tonnelier, Chausse du Maine, N 15 à Paris.
Le bureau est form
é des compagnons boulangers du D∴ qui ont commandé ladite assemblée générale aux trente uns corps compagnonniques, formant la grande famille des dévoirants du tour de France le 15 décembre 1865, le F∴ Hérault dit Poitevin Coeur Loyal préside l’assemblée ; il est assisté des F ∴ Lavergne dit Toulousain le Triomphe du Devoir et Dugue Célestin dit Gâtinais l’Enfant Chéri, le F ∴ Jean-Baptiste Entraygues fils remplit l’office de secrétaire.
Le F∴ Boutin, dit Saumur Plein d’Honneur à la charge de F∴ introducteur, il est assisté des F ∴ Garnier dit Provençal l’Enfant Chéri, et Perrin dit Chalonnais Noble Coeur qui sont de garde à la porte de la chambre ».

À la lecture de ce courrier nous observons une certaine méfiance de Saumur Plein d’Honneur à l’égard des membres de sa corporation, ce qui laisse à penser que ces démarches de fraternisation ne sont pas du gout de tous les compagnons boulangers. Les compagnons à la tête de la Cayenne de Paris, responsables de ces reconnaissances, n’appréciant peut être par les démarches personnelles d’un compagnon non mandaté.
C’est en 1869 que, d’après les documents existants, que la première agitation se produisit parmi les ouvriers contre le travail de nuit. Les ouvriers boulangers de Paris se groupèrent pour lutter en faveur du travail de jour et contre les placeurs, la lutte favorite de Saumur plein d’honneur. Ce groupement fut le point de départ du syndicat des ouvriers boulangers de Paris.
La guerre de 1870 survint, suivie de la défaite et de la Commune de Paris ; les ouvriers boulangers n’abandonnèrent pas leurs revendications qui réapparaissent dans cette toute nouvelle Commune proclamée.
Le 6 avril 1871, une assemblée générale des ouvriers boulangers nomme à l’unanimité les délégués de la profession : Grégoire ROBERT ; Adolphe TABOURET** ; Constant BOUTIN Saumur Plein d’Honneur ; DUCLOUX et un cinquième non identifié.
Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur représente certainement la société des compagnons boulangers du Devoir, chaque société d’ouvriers boulangers devant être représenté par un délégué.

Le 8 avril, ces délégués adressent cette pétition à la Commune :
« Au nom des principes républicains qui sont l’affranchissement des travailleurs. Les ouvriers boulangers désirants rentrer dans la vie commune d’où ils sont sortis par la fantaisie despotique du patronat, demandent à la Commune, seul gouvernement juste et qui a souci des besoins populaires :
1- un décret qui abolissent le travail de nuit et que les ouvriers commencent le travail à 5 heures du matin.
2- l’abolition immédiate des placeurs, quels que soient leurs titres, pour anéantir tout système de parasitisme. Chaque ouvrier se fera inscrire à la mairie, ce qui procurera autant de faciliter aux patrons.
3- une enquête pour rechercher les ouvriers de la corporation, qui étant sous le coup de la loi militaire, sont cachés par les patrons et les placeurs (…) A cote de cela il y a des hommes mariés, pères de famille et des hommes d’âge qui sont très souvent sans travail vu la trop grande quantité d’ouvriers boulangers agglomérés dans Paris.
Espérant cette juste Réforme, agréez citoyens nos saluts fraternels et notre dévouement.

Grégoire Robert ; Adolphe Tabouret ; C.Boutin ; Ducloux ; [illisible] ; Paris le 8 avril 1871.

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Une assemblée de la Commune à l’Hôtel de ville.

C’est probablement FRANKEL, membre de la Commission du Travail et de l’échange, qui présente cette pétition au Conseil de la Commune, dont la Commission exécutive publie le 20 avril l’arrête suivant :

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Le 23 avril, un arrêté à en-tête du Ministère des travaux publics paru au Journal Officiel confirmait celui de la commission exécutive et en fixait l’entrée en vigueur pour le jeudi 27 avril. Les patrons boulangers adressèrent aussitôt une protestation collective au Conseil de la Commune pour dénoncer ce décret comme « attentatoire à la liberté individuelle de l’ouvrier et du patron ». Il s’ensuivit un report de l’application du décret et une longue discussion au Conseil, dont la plupart des membres hésitait à présents. Avrial déclara : « On ne peut pas faire que des ouvriers, qui sont des hommes comme nous, ne travaillent que la nuit, ne voient jamais le jour. Si vous prenez une nouvelle décision, tout l’avantage en restera aux patrons boulangers ».

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Fränkel, Vermorel et Malon soutinrent ce point de vue et l’application du décret fut finalement décidée pour le 3 mai.

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En cas de contravention, un nouvel arrêté prescrivit, le 4 mai, « la saisie des pains fabriqués dans la nuit ». Cette sanction ne semble pas avoir été appliqué.

Sans titre19Le 3 mai, nouvel arrêté :
« La commune de Paris, sur la proposition de la commission de travail et de l’échange ; vu le décret de la commission exécutive du 26 avril, supprimant le travail de nuit chez les boulangers ; arrête :
Article premier : toute infraction a cette disposition comportera la saisie des pains fabriques dans la nuit, qui seront mis a la disposition des municipalités, au profit des nécessiteux.
Article deux : le présent arrête sera affiche dans un endroit apparent de chaque magasin de vente des boulangers.
Article trois : les municipalités seront chargées de l’exécution du présent arrêt.
La commune de Paris »

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Le 16 mai, le jour de leur fête patronale, les ouvriers boulangers se rendent à l’Hôtel de ville, fait relaté dans le Journal Officiel du 17 mai, publie sous la rubrique fait divers :
« Une d
éputation de douze à quinze-cents ouvriers boulangers, portants drapeaux rouges et bannières de corporations, est venue hier vers sept heures du soir a l’Hôtel de Ville, pour remercier la Commune des mesures prises en leur faveur. Ils ont été reçut par les citoyens Fränkel, Fortune et Longuet, qui ont prononcé quelques paroles vivement applaudies. La députation s’est retirée en criant :
« Vive la république ! Vive la Commune ! »

Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur est certainement présent.

Le dimanche 21 mai, les troupes Versaillaises pénètrent dans Paris, c’est le début de la tristement célèbre « semaine sanglante », le mouvement insurrectionnel est écrasé, après des combats acharnés sur des centaines de barricades. Une partie de Paris est incendiée. La dernière poche de résistance est anéantie au cimetière du Père-Lachaise où 147 combattants sont fusillés contre un mur d’enceinte, tombants dans une fosse commune creusée à sa base… Ce mur devient le “Mur des Fédérés.

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Le lendemain 29 mai, le fort de Vincennes encerclé par les Allemands se rend…
La Commune disparaît, noyée dans un bain de sang…
Le nombre de fédérés tués durant les combats, massacrés ou exécuté est estimé entre 20000 et 30000, il y aurait eu 20 000 fusillés sans jugement…contre 880 Versaillais et 484 exécutés par la Commune.
Sur plus de 38 000 insurgés jugés en conseil de guerre, 7 500 sont déportés en Algérie et en Nouvelle-Calédonie, parmi eux, le compagnon boulanger du Devoir, Louis Pierre Adolf CHERAMY, Vendôme le Décidé et Alexis François Chaussepied, Poitevin le Vengeur du Devoir (Ces compagnons feront l’objet d’un futur article du CREBESC).

Nous n’avons pas d’information sur l’après-Commune de Saumur Plein d’Honneur, c’est en 1873 que nous le retrouvons adhérant à la société des anciens compagnons réunis de Paris, puis en 1874 à la Fédération Compagnonnique de tous les Devoirs Réunis.  Les 16.17.18 avril 1877 Saumur Plein d’Honneur est présent au premier Congrès national des ouvriers boulangers, pendant lequel il expose sur la situation des bureaux de placement. Il est décidé à ce congrès de créer des bureaux de placements gérés par les ouvriers eux-mêmes, et cela dans tous les arrondissements de Paris, afin de lutter contre les abus des placeurs. Parmi tous les groupements ouvriers présents à ce congrès, seuls les compagnons boulangers du Devoir mettront en application cette directive. Saumur Plein d’Honneur signe ce règlement concernant cette nouvelle politique de placement dans la capitale le 16 juin 1878. En 1879, Saumur Plein d’Honneur, rouleur actif de la ville administrative, est délégué des compagnons boulangers du Devoir à l’assemblé général des corps d’état du Devoir.
Le placement est un sujet très important pour Constant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur, nous pouvons le constater à la lecture de différents articles publiés dans « La Fédération Compagnonnique »

-Journal « La Fédération Compagnonnique » numéro 23 du mois de mai 1882:
« Paris, 30 mars 1882.
Depuis trente années de séjour dans la capitale et trente-sept de lumière compagnonnique, et me basant sur ses principes, je n’ai jamais voulu subir pendant mes vingt cinq années de tour de France l’exploitation de ces parasites que nous nommons placeurs, ne voulant pas m’inciter devant eux ; mais aussi que n’ai-je pas fait, que n’ai-je pas subi pour les combattre.
J’avais proposé plusieurs fois aux compagnons de Paris de nous procurer du travail chez la mère. -C’est impossible me dirent les anciens. Je dus donc m’incliner car j’étais seul, aucun compagnon ne voulant se joindre à moi ; enfin a force de persévérance à notre assemblée des 2 aout 1877, je fis la proposition de nous embaucher chez la mère. Il y eut un murmure d’approbation, ce qui me poussa de suite à proposer l’établissement d’une mère par arrondissement sous les titres de petites mères.

Ces propositions furent acceptées, nous eûmes plusieurs assemblées chez notre mère, et une les 17 aout, salle Molière, 159 rue Saint-Martin, où nous avions convoqué toute la corporation ; enfin le 1er octobre 1877, nous avions deux petites mères de nommées et le siège social ou nous pouvions nous embaucher.
À la suite de ces nominations, nous avons fait une amnistie* pour tout compagnon ou aspirant éloigné de nous par négligence, c’est a dire ayant négligé leur Devoir, ne pouvant compter sur le travail. Un grand nombre profitèrent de l’amnistie ; aussi, aujourd’hui, nous sommes deux cents compagnons et soixante aspirants payants deux francs par mois ; et trois cents adhérents à un franc par mois ; nous avons huit petites mères et le siège social qui sont autant se rendez-vous pour l’embauchage, et qui exercent une grande influence pour la prospérité de notre Cayenne, car depuis 1870 surtout, ne faisait pas le dixième de compagnons qu’aujourd’hui.
Pourquoi les compagnons de Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon, Saint-Étienne et de toutes les Cayennes où il y a des placeurs ne feraient-ils pas comme nous ? Ma vieille expérience sociale compagnonnique m’affirme qu’elles peuvent le faire. S’ils ont besoin de conseils à ce sujet, qu’ils s’adressent à la chambre de paris, elle se fera un devoir de les satisfaire.
Après avoir démontré à nos Cayennes l’influence du travail dans le Cayenne de Paris, voyons un peu le préjudice que nous causons aux placeurs.

Nous avons eu dans l’année 1881, 3578 embauchages, environ 1500 en boutiques. Les placeurs de Paris ne reçoivent pas moins de vingt francs par boutique, ce qui fait 1500 à raison de vingt francs, égal 30 000 francs. Environ 1200 en journées payables aux placeurs, c’est-à-dire restant plus de cinq jours pour lesquels ils reçoivent cinq francs, ce qui fait 6000 francs. Les 878 autres embauchages auraient pu leur rapporter 2000.
C’est donc un total de trente-huit mille francs que nous leur portons à préjudice par an. Nous avons beaucoup d’espoir de les voir disparaitre de Paris avant six mois ; mais nos Cayennes n’auront peut-être pas le même avantage. S’ils ne s’émeuvent pas à ce sujet, ils doivent s’appointirent que des sociétés les submergent, tandis qu’à Paris nous submergeons toutes les autres. L’institution compagnonnique est démocratique et sociale et par ce motif elle était autrefois l’avant-coureur des droits du prolétaire ; mais les temps écoulent l’ayant divisée, elle est reste stationnaire, se laissant devancer au lieu de suivre les mouvements progressifs dont elle aurait dû être la promotrice.
Enfin, CC∴, la Fédération ouvre au compagnonnage une nouvelle ère, espérant qu’avant peu elle deviendra aussi florissante qu’elle ne le fut autrefois, et cela malgré ses nombreux détracteurs.
Je prie nos Cayennes de s’occuper sérieusement de l’embauchage.
Salut et fraternité.
C. : Boutin, Saumur Plein d’Honneur, C∴ boulanger actif et membre de la Fédération ».

*Cette amnistie sera publiée dans le journal Le Petit Parisien du 9 mai 1877 :

« Les compagnons boulangers du Devoir de la ville de Paris ont l’honneur de faire savoir à leurs frères qu’ils ont proclamé une amnistie pleine et entière sur le tour de France en faveur de tout compagnon ou aspirant n’ayant pas subi de jugements pour vol, dans quelque endroit ou pour quelque motif que ce soit.
L’amnistie aura son effet jusqu’au mois d’octobre inclus.
les compagnons et aspirants sont invités à se rendre en cortège qui partira de chez la mère, 59 rue Jean-Jacques Rousseau, le samedi 19 mai à deux heures du soir pour se rendre au banquet rue Lecourbe, 61 ».
 

-Journal « La Fédération Compagnonnique » numéro 44 du 1er avril 1883.
« Monsieur le directeur de la Fédération Compagnonnique.
Permettez-moi de vous faire à la suite de ces quelques lignes, un exposé du progrès fait depuis ma dernière lettre au sujet de la question d’embauchage.
Le 30 mars 1882, j’ai dit qu’en 1881, nous avions été assez heureux pour faire 3578 placements ; donc ouvriers et patrons avaient été satisfaits. En 1882, ce chiffre s’est élevé à 4771 ; c’est donc 1193 ouvriers et autant de patrons que nous avons non seulement contentés, mais sortis des bureaux de placement qui font la ruine de notre corporation et démoralisent le travailleur.
Nous sommes à Paris environ 350 compagnons ou aspirants attachés à la mutualité, ayant droit aux secours de l’Association ; il y a près de 300 ouvriers qui ont droit au pharmacien, mais non à la caisse de mutualité ; il serait à désiré que tous ceux qui peuvent en faire partie, s’empressent de s’y associer, ils y trouveraient un grand avantage et l’Association aussi, car la force de nos caisses de prévoyance réside dans le nombre d’adhérents.
Notre organisation de placement par commission a entièrement donné aux intéressés, quoique les frais de gestion s’élèvent à la somme de 260 francs environ. Malgré ces frais nous voyons chaque trimestre rester un reliquat en bénéfice à notre caisse. Après avoir couvert les dépenses occasionnées par la Cayenne administrative de Paris. Aussi croyons-nous qu’il serait dans l’intérêt de notre Société de toutes nos grandes villes, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes et autres, où il y a des placeurs, on fit comme à Paris.

Les C. :, les aspirants, les patrons et le travail s’en trouveraient beaucoup mieux, surtout la morale de nos jeunes gens.
Ce petit article fera connaitre à tous les lecteurs de votre estimable journal les avantages de notre réforme pour les patrons et ouvriers qui ont tout intérêt à l’embauchage par l’administration des compagnons. Ceux qui auraient besoin de renseignements peuvent s’adresser à l’auteur de l’article dont on connaît la persévérance sur la question depuis plus de dix ans qu’il lutte contre les placeurs.
Jusqu’à ce jour, les aspirants n’avaient pas le droit d’assister aux Assemblées de cotisation, nous avons cru faire cesser cet état de choses qui nous paraissait illégal. Nous avons depuis, pris une décision d’une grande importance concernant les réceptions des hommes mariés et même établis.
Boutin, Saumur Plein d’Honneur, C∴ boulanger.

-Journal « La Fédération Compagnonnique » numéro 47, du 20 mai 1883.
Mon cher Blanc;
Au sujet de l’article du 1er avril 1883 revêtant ma signature. Vous me faire dire que les 300 adhérents ont droit au pharmacien ; C’est au travail que j’ai dit.
Vous me faites dire aussi que les frais de gestion s’élèvent à 260 francs environ. C’est bien cela, mais par mois qu’il a fallu ajouter. Ces 260 francs de frais mois sont occasionnés par l’embauche seulement.
Vous me faites dire que je lutte contre les placeurs depuis plus de 10 ans. C’est plus de trente ans que j’ai dit.
C∴ Boutin, Saumur Plein d’Honneur
.

Saumur plein d’honneur est également un des érudit de sa corporation :
Journal « La Fédération Compagnonnique » numéro 95, du 19 avril 1885.
« Dans ce numéro paraît une chronologie de la boulangerie, extraite du grand dictionnaire de Larousse. À la fin de cette publication, la parole est donnée à Constant BOUTIN :
« Après ces quelques explications qui nous ont paru utiles nous laissons la parole à notre correspondant BOUTIN, Saumur Plein d’Honneur, C∴ boulanger, dont l’érudition dans sa corporation mérite l’attention du lecteur. Voici son récit avec dates à l’appui :
sous les Romains, les boulangers formaient déjà une corporation organisée et très considérée, puis sous les rois de France, les ordonnances de Dagobert II (630), de Charlemagne (803), de Philippe Auguste (1200), et les lettres patentes de Philippe-le-Bel (1305), enfin les arrêts du parlement de 1637 et 1665 réglementant la réception des boulangers à la maitrise sous la juridiction du grand panetier du Roi, juridiction qui cessa en 1683 après un exercice de plusieurs siècles.
 

Le 1er avril 1783, statuts et règlements d’après lettres patentes du Roi pour la communauté des boulangers (date de la formation du syndicat des patrons boulangers).
Enfin, suppression de la maitrise et des jurandes en 1791, 23 ventuoses an XI (14 mars 1803), ordonnance de police concernant les garçons boulangers pour leur inscription dans un bureau particulier près le commissaire de police de la division des marches.
26 germinal an XI (16 avril 1803), arrêté du préfet de police concernant le placement des garçons boulangers, toujours sous la tutelle du même commissaire de police, main avec accointance du syndicat des patrons, d’après les articles suivants dudit arrêté :
art VII -Les préposes au placement sont sous la direction du commissaire de police de la division des marchés-ils donneront aux syndics tous les renseignements qui leur seront demandés.
Art X – Les syndics des boulangers fourniront au commissaire de police de la division des marchés tous les renseignements qui dépendant d’eux.
 

27 juin 1807. Autre ordonnance concernant les garçons boulangers (toujours d’après les réclamations des syndicats de patrons).
Ces ordonnances toutes plus tyranniques les uns que les autres et ces nominations de préposés au placement, payés sur le produit d’une rétribution imposée à chaque mutation ou changement de patron de la part des ouvriers boulangers, finit par leur déplaire et sans doute, voulant respirer un peu plus de liberté, ils se sont réunis dans les endroits où ils prennent leurs repas ; établissement qu’ils qualifiaient du titre d’auberge ou de mère, suivant les uns et les autres.
Ils se sentaient plus libres, les patrons venant les y chercher, n’en trouvant pas aux bureaux policiers.
26 mai 1827, nouvelle ordonnance de police, toujours sur les réclamations du syndicat des patrons, ce qui prouve abondamment que c’était pour les ouvriers boulangers, une seconde préfecture de police ou du moins un auxiliaire au même titre que les préposés au placement et placiers aujourd’hui.
D’après l’ordonnance de 1807, époque à laquelle les ouvriers boulangers donnaient le titre d’auberge à Paris et de mère en province, dans les établissements où ils se procuraient du travail et ayant le gout du voyage, la fraternité leur était déjà connue ; car allant de ville en ville, ils se secouraient, se visitaient s’ils étaient malades, et le tout se faisait spontanément, c’est-à-dire à coeur ouvert.
BOUTIN, C∴ boulanger ».

A la suite de cette parution, Saumur Plein d’Honneur est très mécontent du fait que l’histoire compagnonnique de son Devoir n’est pas été publiée.

Un autre article est publié le 11 octobre 1885, dans le numéro 49 du Ralliement des Compagnons du Devoir, un échange entre lui et le compagnon LOURS, Gâtinais la tranquillité*, compagnon doleur du Devoir, au sujet de la reconnaissance des compagnons boulangers du Devoir par les compagnons doleurs du Devoir, ces derniers devant reconnaitre selon Saumur Plein d’Honneur les compagnons boulangers comme leurs enfants ( les compagnons boulangers étant reconnu le 9 décembre 1860 uniquement comme fondés par eux-mêmes)

Cette même année 1885, Saumur Plein d’Honneur quitte la Fédération Compagnonnique pour rejoindre le Ralliement des Compagnons du Devoir, section de Paris, il en sera le secrétaire en 1887.

Les domiciles de Saumur Plein d’Honneur :

  • Vers 1862 au 8 passage d’Angoulême
  • En 1883 au 30 rue Besson, Paris-Belleville.
  • En 1885 au 34 passage Vaucouleurs.

Saumur Plein d’Honneur décède le 25 septembre 1890 dans le 12 eme arrondissement à Paris.

* Les trois hommes en place et les vingt-cinq compagnons boulangers signataires sont :

  • Limousin Bon Courage, ENTRAYGUES Jean Baptiste, reçu à La Rochelle à la Toussaint 1848.
  • Périgord Bel Exemple, SALVETAT Jean, reçu à Nantes à la Saint-Honoré 1845.
  • Dauphiné le Rapide. Non identifié, reçu à Lyon à l’Assomption 1832.
  • Berry l’Ami du Devoir, PAPINEAU Sylvain reçu à Tours à la Toussaint 1858.
  • Gascon la Justice, TRUAU Bernard, reçu à Tours à l’Assomption 1860.
  • Manceau la Vertu, BATAILLE Auguste reçu à Bordeaux à l’Assomption 1844.
  • Provençal Bon Exemple. Non identifié.
  • Provençal l’Enfant Chéri, GARNIER, reçu à Marseille à Pâques 1826.
  • Gascon le Bienfaisant, DARTAS Jean-Marie, reçu à Tours à l’Assomption 1860.
  • Languedoc le Soutien des Frères, COULET François Martin, reçu à Troyes à l’Assomption 1853.
  • Clermont le Soutien des Couleurs, VASSAN Pierre, reçu à Paris à la Noel 1860.
  • Lodève la Liberté, SEGONDIT Alphonse, reçu à Lyon à la Toussaint 1852.
  • Poitevin Sans Rémission, OUILLON, sans autre information.
  • Nivernais le Rapide, DENIS François, reçu à Paris à la Noel 1860.
  • Versailles la Clef des Coeurs, LASERRE Joseph, reçu à Paris à la Saint-Honoré 1843.
  • Vivarais la Vertu, TOURNURE Joseph, reçu à Nîmes à l’Assomption 1856.
  • Vivarais Coeur de Roi, BOISSIERE Auguste, reçu à Nîmes à la Toussaint 1854.
  • Berry Bienfaisant, SOULAT Francis reçu à Saumur à la Toussaint 1851
  • Toulousain la Fraternité, GIMBEAUD Jean, reçu à Paris à la Toussaint 1854.
  • Vivarais l’Enfant de la Victoire, BESSIER Jacques, reçu à Paris à la Saint-Honoré 1843.
  • Toulonnais Coeur Fidèle, ANDRIEUX Guillaume, reçu à Toulon à la Toussaint 1834.
  • Gâtinais l’Espérance, FOUGUE Etienne, reçu à Paris à la Saint-Honoré 1845.
  • Bigourdan Bien Décidé, SAINT MARTIN Bernard, reçu à Bordeaux à la Saint-Honoré 1853.
  • Languedoc Fier Décidé. Non identifié.
  • Tourangeau Bon Exemple. Non identifié.
  • Niortais Bon Courage, FOUCAULT Henri, reçu à Bordeaux à la Saint-Honoré 1857.
  • Chinon Laurier d’Amour. Non identifié.
  • Tourangeau la Bonté. Non identifié.
  • Adolphe TABOURET représentant les ouvriers boulangers, intervient le 19 janvier 1871 à la réunion du Conseil fédéral des sections parisiennes de l’Internationale ; du 2 au 10 octobre 1876, lors du congrès ouvrier de France qui se tient à Paris, il assiste aux séances en tant que délégué de la Chambre Syndicale des ouvriers boulangers de Passy.
  • Louis LOURS, né le 17 juin 1833 à Auxy (Saône et Loire), reçu à Tours le 24 avril 1859 ; domicilie à Pithiviers vers 1897 ; décède en 1911.

 

Les parents, frères et liens familiaux :

Nous sommes en pleine Révolution française, Joseph BOUTIN, cerclier de profession, est marié à Perrine MARIETTE, le couple est domicilié à Saumur, rue de l’Île Neuve.

Le 16 mai 1801, jour de la Saint Honoré, Perinne BOUTIN donne naissance à un garçon nommé Joseph, une date de naissance prémonitoire.

Celui-ci épouse en effet la profession de boulanger et se marie à Saumur le 25 juillet 1826 avec Victoire TRANCHANT (née à Saumur le 28 février 1802), fille du boulanger Charles TRANCHANT (1772 – 28/03/1845) et de Jeanne CHAPEAU, son épouse.

Nous connaissons au couple Joseph – Victoire BOUTIN, deux fils nés à Chinon au domicile de leurs parents, rue du Commerce:

Constant BOUTIN, né le 16 avril 1827, reçut a l’Assomption 1845 à Bordeaux sous le noble nom de Saumur Plein d’Honneur.

Frédéric BOUTIN, né le 20 octobre 1829 reçu à Pâques 1849 à Angers sous le noble nom de Saumur l’Ami du Devoir. À ce jour nous n’avons aucune information sur la vie compagnonnique de ce compagnon.

Victoire BOUTIN a deux frères, boulangers également :

Charles, né en 1796 à Saint Lambert.

Auguste, né le 7 mars 1793 à Saumur, celui-ci épouse dans cette même ville Catherine Louise MOTTIER et est domicilié en 1824, Grand-rue Saint-Nicolas. Catherine TRANCHANT donne naissance le 8 avril 1824 à un garçon nommé Auguste, comme son père.

Auguste devient boulanger comme son père et grand-père, et est reçu compagnon boulanger du Devoir à La Rochelle le jour de l’Assomption 1842 sous le noble nom de Saumur Bel Exemple.

Saumur Bel Exemple épouse en premier mariage le 14 février 1849 à Doué la Fontaine (domicilié rue Foulon), Séraphine LECONTE, née le 21 février 1830 à Doué ; elle décede dans cette même commune le 1er octobre 1850 âgée de 20 ans et sept mois à son domicile (fille d’André LECONTE, charpentier).

Doué la Fontaine, rue Foulon

Saumur Bel Exemple épouse en second mariage le 22 janvier 1852 à Saumur Eugénie Julie GUILBERT, née le 5 février 1827 à Montreuil Belays. Elle décède le 15 janvier 1859 – à Doué la Fontaine à l’âge de 31 ans.

Auguste Tranchant, Saumur Bel Exemple, décède le 29 septembre 1869 à Doué la Fontaine à l’âge de 45 ans.

Nous connaissons un autre compagnon boulanger du Devoir nommé TRANCHANT Louis, né vers 1844 à Saumur, reçu compagnon boulanger du Devoir à La Rochelle à la Saint Honoré 1864 sous le noble nom de Saumur le Juste, mais à ce jour, il n’a pu être identifié dans les registres d’état-civil de Saumur ou de Doué la Fontaine… Un fils d’Auguste TRANCHANT fils ? .. Nous l’ignorons.

Laurent Bourcier, Picard la Fidélité, C.P.R.F.A.D.

Commentaires concernant : "Constant Boutin, Saumur Plein d’Honneur" (1)

  1. Laurent Bourcier a écrit:

    Chers lecteurs,
    Voici un complement d’informations sur concernat Saumur Plein d’Honneur. Nous le trouvons en 1875 signataire d’un article de presse appelant a la solidarite envers les victimes des innondation du midi de 1875:

    Paris le 3 juillet 1875
    Monsieur le directeur, nous vous prions de bien vouloir insérer dans votre plus prochain numéro la communication suivante :
    Les compagnons boulangers du Devoir de la ville de Paris préviennent leurs FF. : de Paris et ceux du tour de France, qu’une souscription est ouverte en faveur des innondés du midi.
    Envoyer par mandat au siège social, à Paris, rue Sainte Croix de la Bretonnerie, 7, au nom de Rousset (vendéen la vertu), premier en ville de Paris.
    Recevez Monsieur le directeur nos sentiments respectueux.
    Ayrault Poitevin coeur loyal
    Rigaud, Poitevin coeur fidèle
    C. Boutin, Saumur plein d’honneur.

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